Exposition Guibout-Bougherara-Martin à Collioure

 

** Exposition, 10 rue de la Fraternité à Collioure :

attention, vendredi 30 juillet, à 19h : Décrochage de l'exposition temporaire Guibout - Bougherara - Martin

Fin de cette exposition exceptionnelle 

*** à 21h Lectures de textes extraits des livres peints

* Née à Alger en 1966, Linda BOUGHERARA a commencé à peindre à l'âge de 14 ans. Son premier contact avec le monde de la couleur a été, celui, pur et fascinant, des teintures pour la laine, de la décoration des poteries.

Elle choisit la voie du dessin et de la peinture. Cet esprit indépendant et original ne sera pas accepté sans mal. A 17 ans, reçue à l'Ecole des Beaux-Arts d'Alger, elle en est exclue deux ans plus tard. Ses livres et aquarelles transfigurent la réalité par la force de la couleur et de l'imaginaire. Elle ouvre pour nous une des portes secrètes de la beauté du monde et de la peinture. Elle feuillettera pour vous et votre bonheur le livre unique qu'elle a conçu à partir de poèmes de Rachid Boudjedra...

 

 

 

 

 

 

 

Écrit par cat le Mercredi 28 juillet 2010
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Moi, Matisse à Collioure de J.P.Bonnel

   Je reviens du lieu magique du Château Royal de Collioure. En attendant la lecture d'extraits de mon livre, qui tente de faire revivre les séjours de Matisse dans le petit port catalan, je regarde, avec le public nombreux, les derniers rayons d'un jour d'été mourir -de façon provisoire, bien sûr... Ces pierres, ces tours, ces murailles, les anciens appartements des Rois de Majorque, cette architecture massive, solide, qui contient des cours ceinturées de cyprès... Là aurait pu être inventé un Festival de théâtre, ou de musique : une sorte d'Avignon en Catalogne... Pourquoi ce manque de décision, ce gâchis, ces occasions manquées..? Il manque la volonté de qui..? Des autorités locales, du conseil général, propriétaire des lieux...? Nous sommes tous responsables !

   A présent, la municipalité offre un programme culturel -piano, théâtre, livre, peinture- durant tout l'été. Et Fabrice Eberhart a lancé, avec succès, depuis six ans, un festival de théâtre grâce à Molière... Mais il a osé aussi adapté de façon libre mon livre (biographique, autobiographique, à la fois) et je reviens de la troisième représentation.

   C'est chaque fois différent (avec Daniel Tosi au musée Peské, puis au Conservatoire de Perpignan), mais chaque fois émouvant. D'entendre son texte, sa voix intérieure, avec le recul, avec la voix d'un autre, cela rappelle les années passées à écrire ce texte, le moment exact de l'écriture, le contexte d'une trouvaille de style, d'une métaphore, d'un dialogue. En même temps, ce texte vous échappe avec la représentation, un dédoublement se produit : il s'agit d'une impression étrange mais c'est toujours émouvant...

   Une dernière représentation aura lieu le 3 août, à 20 heures (8 et 4 euros l'entrée). 

   Pour retrouver le texte intégral de ce spectacle "Henri Matisse raconte...", on peut le commander:

J.P.Bonnel - 7 route de Bages - 66180 - Villeneuve de La Raho

(chèque de 17 euros, port compris)

 

Écrit par cat le Mardi 27 juillet 2010
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Le Québec des arts à Ste-Marie/Mer (Pyrénées-Orientales)

   * L’association Internationale com2Art organise du 20 août au 5 septembre 2010 son Salon d’Arts Plastiques à Sainte Marie La Mer, non loin de Perpignan. Ce salon, premier du nom dans les Pyrénées Orientales, permettra chaque année d’inviter un pays, ou une province du Monde, et de le positionner résolument vers l’international. Le millésime 2010 sur le thème de la Catalogne invite le Québec mettra l’accent sur les talents artistiques de ces deux provinces riches en expression, mais aussi de présenter des artistes plasticiens de la Catalogne Nord et Sud, dans leurs volontés identitaires communes de préserver leurs différences culturelles.

   *Le public découvrira les membres des délégations canadiennes ayant exposé au Carrousel du Louvre ainsi qu’au Musée de l’Emigration française au Canada. Seront mis en lumière les portraits hyper réalistes de Ginette Beaulieu, les paysages typiquement québécois de Luc Landreville, les scènes urbaines d’Humberto Pinochet, l’art floral de Raymonde Perron et Anne Drouin, les scènes de vie de Josée Gauthier, Joanne Savoie, Marie-Claude Aubry ou Christiane Lacasse, ou bien encore les techniques mixtes de Lise Boilard et Lucie Chicoine, récemment médaillée de bronze de l’association Arts Sciences et Lettres.

Parmi les artistes catalans exposants, vous verrez les peintres de Catalogne Sud tels que Pepe Madrid, Carmen Gomez Junyent, Vanessa Vallès, Jordi Casadevall ou Joan Hurtado. Ceux-ci ont été sélectionnés à plusieurs reprises par les membres du Jury de la Société nationale des Beaux-arts et ont représenté leur pays au sein de leur salon annuel qui se tient chaque année en décembre au Carrousel du Louvre. Seront aussi présents de nombreux artistes de la Catalogne Nord.

Accueillis au sein de l’Espace Oméga, aimablement mis à disposition de cette action culturelle par monsieur le Maire de cette sympathique et dynamique station balnéaire, les artistes seront heureux de présenter leurs œuvres lors de la soirée de vernissage qui aura lieu le vendredi 20 août à 18h30 en la salle Omega.

Com2art association a pour objectif premier, la création d’un réseau d’artistes plasticiens internationaux. Venus d’Allemagne, de Belgique, du Canada, d’Espagne et de France les artistes participent cette année à des expositions et salons internationaux en France, en Belgique, et en Espagne.

Écrit par cat le Lundi 26 juillet 2010
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Cinéma catalan à Baho (Bao)

 

*** Participez au tournage d'un film à Baho (Pyrénées-Orientales) !

   Le titre de ce film est "Nosaltres aquí parlem català". Le synopsis : "La famille Roderos a décidé de s'installer dans un petit village de la Catalogne Nord nommé Baho après avoir vu une annonce pour une maison très bon marché. Le jeune cadet Juan, ne parle pas beaucoup et se sent un peu seul avec sa famille. Alors qu'il décide de sortir dans son nouveau village et qu'il se fait agresser dans la rue, Lluís Campanyol, le mafieux, décide de lui venir en aide. Voilà que commence une histoire étrange entre deux cultures et deux familles différentes, entre l'envie de s'aimer et de se détester.". Le tournage aura lieu à Baho du 1er au 15 août et si vous êtes intéressés pour participer à ce projet, vous pouvez contacter le réalisateur :

stevenlife66@hotmail.fr

-- * Participeu al rodatge d'una pel·lícula a Bao! El títol d'aquesta pel·lícula és "Nosaltres aquí parlem català". El sinopsis: "La família Roderos ha decidit d'instal·lar-se a un petit vilatge de la Catalunya Nord anomenat Bao després d'haver vist un anunci per a una casa molt barata. El jove segon, en Juan, no parla pas massa i se sent una mica sol amb la seua família. Quan decideix sortir al seu nou poble i que se fa agredir al carrer, en Lluís Campanyol, el mafiós decideix ajudar-lo. Vet aquí com comença una història estranya entre dues cultures i dues famílies diferents, entre les ganes d'estimar-se i de detestar-se.". El rodatge tindrà lloc a Bao de l'1 al 15 d'agost i si esteu interessats en participar a aquest projecte, podeu contactar el realitzador: stevenlife66@hotmail.fr.

*** Apreneu el català amb / Apprenez le catalan avec http://www.catalanpourtous.cat & http://www.parla.cat !

Écrit par cat le Lundi 26 juillet 2010
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Visiter l'Alguer, en Sardaigne

 

   La "barceloneta" (petite Barcelone) de Sardaigne est très facile à visiter grâce à Ryanair ! Un peu d'histoire : en 1354 les Catalans expulsèrent les Génois de la ville et la repeuplèrent avec une population provenant des Pays Catalans : Catalogne, Pays Valencien et Îles Baléares. C'est pour cela qu'aujourd'hui encore une bonne partie de la population d'Alghéro sait parler l'alghérois, leur variante de la langue catalane, et que là-bas aussi flotte le drapeau catalan. Vous pouvez parler en catalan avec tout le monde, les gens vous comprendront et ils vous répondront souvent en catalan. Et avec Ryanair et leurs prix compétitifs, vous pouvez aller à Alghéro (depuis l'aéroport de Gérone) pour une somme modique...

 La plage du port d'Alguer, à Cadaquès, tableau de Dali. (C) Fondation Dali-Gala, Figueres?

   * La "barceloneta" de Sardenya és molt fàcil de visitar gràcies a Ryanair! Un xic d'història: el 1354 els catalans van expulsar els genovesos de la ciutat i la van repoblar amb una població provinent dels Països Catalans: Catalunya, País Valencià i Illes Balears. Es per aqueixa raó que avui encara bona part de la població de l'Alguer sap parlar l'alguerès, llur variant de la llengua catalana i que allà també oneja la bandera catalana. Podeu parlar en català amb tothom, la gent us entendrà i sovint us respondran en català. I amb Ryanair i els seus preus competitius, podeu anar a l'Alguer (des de l'aeroport de Girona) per 10 euros! Consulteu les tarifes i els horaris aquí: http://www.facebook.com/l/ea8beawN4B1nc3XAAqSyAQr6oQg;www.ryanair.com/fr.

 

Écrit par cat le Samedi 24 juillet 2010
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Méditerra : peintres et céramistes

 


Une exposition sur les peintres et les céramiques au musée./ Photo DDM.
Une exposition sur les peintres et les céramiques au musée./ Photo DDM.

La nouvelle exposition estivale d' Angonia (Martres Tolosane) a été préparée en partenariat avec le musée du cantir d' Argentona en Catalogne et s'inscrit dans un projet eurorégional intitulé MédiTerra. Son but : mettre en relation des reproductions d'œuvres célèbres de peintres connus (Miro, Velasquez, Murillo, Cézane) et les céramiques ayant servi pour modèle. Une cinquantaine de céramiques, principalement des cruches catalanes (cantirs) et du sud de la France, sont ainsi exposées. Si les plus anciennes datent de la Renaissance, les plus récentes ont été réalisées lors du dernier Salon des Arts et du Feu. Tout en retraçant l'histoire de la peinture, ces pièces, présentées de manière chronologique, montrent comment de simplement utilitaire la céramique devint également artistique. À l'instar de Picasso, Dufy, Miro et tant d'autres, les artistes s'approprièrent ce matériau (la terre) pour exprimer leur art. C'est parce que les collaborations entre artistes et céramistes sont fructueuses que chaque année, à l'occasion du Salon des Arts et du Feu, ce type de travail commun est impulsé.

   Cette année ce sera « Esprit porcelaine ». Un groupe d'artistes formé à Limoges travaillera avec les faïenciers martrais pour créer des pièces originales que le public découvrira du 29 octobre au 1er novembre.

 

Écrit par cat le Samedi 24 juillet 2010
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Carrers de frontera: passages de la culture allemande à la culture catalane

 

Présentation du livre Carrers de frontera 


 ** Le Goethe-Institut de Paris a présenté, le 10 juin dernier, le livre Carrers de frontera. Passatges de la cultura alemanya a la cultura catalana / Grenzen sind Straßen. Verbindungen zwischen der deutschen und der katalanischen Kultur (Rues de frontière. Passages de la culture allemande à la culture catalane). Cet ouvrage a été conçu et édité par l’Institut Ramon Llull à l’occasion de la participation de la culture catalane en tant qu’invitée d'honneur à la Foire du Livre de Frankfort en 2007.

 

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 ** L'objectif principal de l’ouvrage Carrers de frontera est de présenter une première évaluation des diverses influences exercées par la culture allemande sur la culture catalane aux XIXe et XXe siècles dans tous les domaines de l'écriture. Il cherche à approfondir et à analyser la transmission des idées, des styles, des formes, des auteurs ou des tendances d'une langue à une autre et d'une histoire à une autre.

Cette présentation s'est faite avec la participation de Llibert Tarragó, éditeur et auteur ; d’Arnau Pons, poète, traducteur et commissaire de l’œuvre ; de Denis Thouard, directeur de recherche du CNRS et de Johannes Kabatek, professeur de l’université de Tübingen.

 

Écrit par cat le Jeudi 22 juillet 2010
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Liliane Bettencourt adore le blog à bonnel & ses textes "villes et villégiatures"

  Elle aime aussi ses livres et ses textes (ci-dessous, "Villes et villégiatures"). Pour devenir la mécène principale de l'écrivain Jean-Pierre Bonnel, elle va lui offrir les 100 millions d'euros que le fisc français lui a remboursés au titre du bouclier fiscal !

 

Le voyage des mots. Les mots du voyage.  Rêver du bout des doigts à défaut de ne pas pouvoir partir et nomader de par le monde.

Au chant du pays-racine se substitue souvent, dans les pages de l'existence, le thème de l'exil et du départ forcé. Quand le voyage est volontaire, pourquoi quitter alors le pays, même pour peu de temps ?

Oui, pourquoi partir ? Quels mobiles, quels sens, quelles valeurs s'attachent à la villégiature ? Divertissement, culture, dépaysement, oubli, quête d'un homme autre..?

Peut-être, mais pour lire, imaginer, se divertir, s'oublier, avoir des rapports avec autrui, le déplacement dans l'espace n'est pas vital !

Non. Voyager, c'est aller constater que tous les hommes, partout, sont faibles, seuls,. Et pouvoir revenir, soulagé, en pensant qu'ils ne seront pas épargnés par la vulgarité de la mort...


** Port-La-Nouvelle


Plage un peu triste dont l'horizon n'est pas la mer mais d'énormes citernes ventrues, orgueilleuses réserves d'essence, qu'ignore le regard brun des rares pêcheurs anachroniques.

Dans l'adolescence, je m'y rendais, pour voir l'ami Claude, avoir de ses nouvelles, mais ce n'était pas, là-bas, au-delà de la frontière de Salses, ma plage, mais déjà le Languedoc, le pays barbare. Les préjugés sont ataviques, en Catalogne surtout.

J'y suis revenu, par la suite, à un âge entre deux mers, pour rendre visite à Biel, en vitesse, juste un écart, de conduite, presque !

C'est dur de s'extirper de la somnolence et de la traîtreuse sécurité de l'autoroute.

J'en conserve deux photos avec la petite chienne, sur le sable, et une impression mitigée. La non-envie d'y retourner. 


* Cergy-Pontoise


Une ville sans façades blanches est une ville, tout de même. Une ville, sans théâtre, sans maison des jeunes, sans piscine, sans rêve et sans espoir est un amas urbain. Pas une ville si la culture et la joie n'y ont pas droit de cité.

Mais une ville sans cimetière, ce n'est point une ville.


* Dieppe


Saveur du nom, je pense à Marcel. Dieppe entrevue la première fois en accompagnant une collègue pour l'entrée dans un destin pédagogique. J'y suis plus tard revenu seul, sans doute pour pour revivre l'année des quinze ans.

Ville effleurée : pétales de poissons, écailles de toits. Mémoire océane, roman maritime écrit sous les halles boisées.  

Soudain un petit livre m'a vite ramené vers le sud : je venais d'acheter une plaquette à tirage limité de René Char...


* Barcelone


Ses foules des ramblas, son quartier gothique, sa place del Pi. Où l'on vole, boit, brade son corps. Mais c'est fini, l'antique vie. 

Du Corte Inglès au Paseo COLON, on tourne comme pour réfléchir à un suicide, mais la ville se retient, se refuse à se jeter sur les quais, ou à se perdre dans la mer. Mais la dictature, c'est une vieille histoire...

Barcelone, la zone et le barrio chino sont partout, dans les têtes surtout, depuis que Jean Genêt y a semé ses mots orduriers et ses fleurs de douce onscénité. Mais il est bien mort; Jean...

Barcelone, c'est Barcelo, c'est Miro, c'est Sancho à la gaie figure de style. C'est Barcelonette, l'ouverture sur la modernité. La Retirada n'est plus que du passé...


* Montpellier


Ville circulaire, veines blanches des avenues, va et vient du tramway. Ville du mont Pelé, où j'ai broyé la longue nuit des corbeaux, avant une épreuve, un concours, qui, d'une vie, décida.

Cité occitane, soeur rivale de la catalane ville natale, un jour s'est éloignée. A moins que ce ne soit moi : ma faute, la vie après les études adolescentes.

Je l'ai revue souvent par la suite. Elle était devenue ville de musique, de théâtre, de festivals, d'une modernité dynamique inventée par un gros fou.


* Roussillon


Entre Albères et Corbières, la plaine est un ventre frugal, un silex triangulaire qui éternise l'été. 

La pierre répond à ma pierre. Comme prière, je n'apprécie que celle des lloses dans le feu des serments.

 

* Gap


   Juillet 85, il s’agit de ma première incursion dans les Hautes-Alpes. 

Je voudrais écrire mes premières impressions de Gap: celles d'un touriste d'abord, mais pas tout à fait banal car il sait qu'il va rester dans cette région plusieurs années:le lac de Serre-ponçon, le restaurant et la plage de Savines, l'église provençale d'Embrun et l'Hôtel Unic avec ses cafards somnambules, etc...

Je voudrais surtout noter ce soleil de septembre que j'avais oublié depuis mes nombreuses années passées dans l'Est. Ecrire aussi la marche du 8 dans le parc où les enfants sont venus jouer en nombre. Anaïs se joint à eux pour monter sur les balançoires, dévaler les toboggans ou enfourcher le lion impavide de la pépinière.

Un mot et c'est une photo d'un couple de vieux -elle, une ombrelle ; lui, un chapeau de feutre- sous les arbres émeraude.

Un autre mot : il fait trop chaud pour jouer au tennis, pour courir...De nombreux adolescents malins sont allés chercher de l'ombre dans la patinoire. On entend leurs mille cris de la rue.

Ici, on loue sur un terrain de velours, à la Lyonnaise : ces grosses boules sont un peu ridicules, mais elles expriment moins de violence que celles de la pétanque du midi : je pense alors à l'agressivité (feinte le plus souvent car le jeu de boules est une sorte de comédie à la théâtralité parfaitement codée depuis des générations) et à l'énergie (verbale avant tout, puisqu'on est au sud, il faut parler, apostropher) déployée place de la République à Collioure...

Finir le périple et la journée gapençaise à la librairie de "L'oiseau-Lyre" où se déroule une inattendue journée du livre. Quant au musée départemental, il est jusqu'à l'été 88, envahi par des travaux de rénovation


* Valence


Ville beaucoup moins poétique que l'espagnole, moins communicative même que celle des pruneaux . Ville du Mistral, de l'autoroute du sud, du rapide couloir rhodanien. J'y fus une fois', un soir d'hôtel près du centre, et les cinémas n'étaient même pas suggestifs. Une autre fois en train  : je m'arrête un quart d'heure avec M. à la cafétéria pour un entracte ferroviaire toujours pour de très brefs passages.


Valence ville du vent et des transparences. Une troisième fois pour déjeuner chez C. encore près de la voie ferrée. Enfin j'ai dormi une fois (comme il était une fois, mais c'était hélas la réalité, dans le hall de la gare, dans le froid, le bruit, dans le bruit des pas, la saleté des pérégrinations : c'était la grève des cheminots et ce fut moi le chemineau entre Lorraine et Hautes-Alpes...

Puis au petit matin, café, croissant, journal, la vie ,quoi

un coup de fil à la poste et un tourisme inattendu

sos conviction

la cathédrale le parc la fontaine la statue la rue

de l'école mixte Louis Pergaud le marché où j'achète des raisins

c'est bien pour ça Valence pour les fruits et légumes

mais c'est certainement la ville-éclair la ville des courants d’air..!

 

Écrit par cat le Mercredi 21 juillet 2010
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Kristin Asbjornsen au Palais des Rois de Majorque

  La chanteuse et compositrice norvégienne nous a offert un formidable concert (gratuit! Merci au Conseil régional Languedoc-Roussillon) à Perpignan, dans les jardins du Palais des Rois de Majorque. Avant que la nuit ne tombe et n'enveloppe dans des lumières artificielles le quintet jazzy, le spectateur peut admirer les derniers rayons ocres parcourir les remparts andalous faits de briques et de pierres de taille en marbres. Depuis les gradins, l'oeil aperçoit la ville, entre les cyprès, le sommet de la Cathédrale Saint-Jean, navire dépassant la vielle cité construite en contre-bas...

    Puis la rousse chanteuse aux pieds nus fait son apparition : sa voix, forte, chaude, porte haut des paroles simples, celles des negros spirituals ou celles de l'éternel retour: de l'immigré, du noir emmené en esclavage, de Jésus, de tous les Ulysse tourmentés par la "nostalgie" (ou douleur du retour)... Kristin prononce l'anglais de façon nette, ce qui permet de suivre la thématique du retour, reprise à l'envi. C'est du côté de la musique que la modernité, faite de technique, de rythme, de sonorités jazz et world, est la plus évidente. Mais le spectacle est un tout : voix, sympathie de la chanteuse, femme pulpeuse, aux rondeurs ibères, un paradoxe pour une nordique ..!

 (photo J.P.Bonnel)

   (C)JPB

 Depuis le palais de Majorque, la ville, entre les pins, palpite, entre les cyprès... photo J.P.B.)

 

Kristin Asbjørnsen : Le premier rayon est sans doute apparu lors de sa rencontre avec la chanteuse Afro-américaine exilée à Oslo, Ruth Cleese. Originaire de Chicago, celle-ci l'initia au répertoire afro-spiritual des esclaves Nord-Américains. Elle lui en apprit les nuances, lui en révéla l'histoire et lui offrit les clés pour en goûter la beauté. Mélange d'hymnes de foi chrétienne et de traditions africaines, ces chants permettaient aux captifs d'exprimer leur soif de liberté. Ils ouvrirent l'horizon de Kristin qui ne cessera alors de les tourner dans tous les sens pour en découvrir sa propre porte d'entrée. 

Fille de pasteur, aguerrie dès l'enfance à l'art choral (cantiques et chants traditionnels), elle poursuit sa quête initiatrice à l'adolescence au sein de  l'école de jazz de Trondheim, sur la côte ouest de la Norvège. Elle multiplie les expériences, sans se limiter à une seule direction, gourmande des saveurs de toutes les musiques à sa portée. Au milieu des années 1990, un concert de Kandia Kouyaté la bouleverse : le chant de la griote malienne la plonge au coeur de l'Afrique, la rapproche des racines de ces chants d'esclaves qui la hantent. Au sein du groupe Dadafon où sa voix préside, le jazz se mâtine d'essences africaines.
   Régulièrement, elle visite le Mali pour percer les secrets de l'esprit mandingue. Mais elle ne copie pas, évite les clichés et filtre toutes ses influence à la lumière de sa musique intérieure. Elle rencontre des musiciens à sa mesure et avec eux, découvre une combinaison magique de cordes et d'harmonies vocales avec lesquelles elle éclaire d'un prisme intime et personnel ces chants afro-américains. Ils sont devenus pour elle comme des mantras qui à force de répétition dégagent leur énergie bienfaitrice.
   En 2006, six ans après la disparition de Ruth Cleese, l’album
Wayfaring StrangerA Spiritual Songbook révèle Kristin Asbjørnsen (il s’en vendra plus de 50 000 exemplaires !) et lui ouvrira la voie d’une carrière internationale. Un second recueil doit prochainement voir le jour, mais Kristin vient de sortir en Norvège The Night Shines Like the Day. Ce projet, qui doit faire surface en fin d’année sur l’hexagone est déterminant pour elle. Entièrement écrit par ses soins, il réunit des guitares, un violoncelle, un piano, des percussions et l’instrument central du groove mandingue le luth n’goni. La Norvège n’a jamais été aussi proche du Mali.

Benjamin MiNiMuM 

Écrit par cat le Mardi 20 juillet 2010
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Ne pas désespérer Bettencourt !

   En effet, pour plagier Sartre et sa célèbre formule, disons tous d'une même voix fraternelle : ne désespérons pas Bettencourt !

   Pas Ingrid, qui demande des millions après sa prise d'otage, mais Liliane, qui se sait où les mettre, les milliards...En effet, cette dame est généreuse, elle donne au tout venant, à l'écrivain-photographe Bannier, à sa fondation, à Madame Woerth, à Sarko pour ses campagnes électorales...

   Bien sûr, elle ne dépense pas tout et a la prudence de mettre quelques sous de côté. Du côté... de la Suisse...ou des îles. Son île, justement, parlons-en: à qui appartient-elle, à qui la donner..? A quel Robinson rêveur et sans papier..?  

   Il serait injuste de freiner un tel élan de générosité ! Il ne faut, en aucune sorte, désespérer les travailleurs du CAC40 ou les grandes familles des parvenus laborieux, des actionnaires courageux, qui savent prendre de si grands rsques avec leurs quelques économies...

   Eliane a un beau bas de laine ? Et alors ? Elle doit sa dot, non à un mari politicien mais, pauvre André, désargenté (ô doux plaisir des euphémismes) mais à l'héritage venu de son père, ingénieux ingénieur qui, de famille modeste, a su s'enrichir en créant le royaume de "L'Oréal".

   Chers lecteurs, vous critiquez, jaloux, l'aisance de Dame Bettencourt, mais c'est vous qui l'avez faite ainsi, en achetant des cosmétiques, des crèmes anti-rides, des onctuosités de jouvence, autant de produits inutiles,  mais qui vous font croire à une éternelle jeunesse !!! On ne peut vivre sans illusions...

   Lectrices de Match ou de Gala, nymphettes du monde des apparences, séduites par la magicienne Eliane, vous admirez secrètement la vie si belle, le mode de vie trépidant, loin du commun des mortels, loin de la banalité des "foules sentimentales", le destin de ces êtres exceptionnels qui défraient la chronique.

    Alors, chômeurs ou prolétaires de tous les pays, ne vous unissez pas dans le dépit, l'aigreur, la colère ou l'envie  : ces héros modernes, à l'image d'Eliane B., font la gloire de notre pays, ils assurent sa grandeur en réglant rubis sur l'ongle l'impôt sur les grandes fortunes, même si... le fisc sait se montrer reconnaissant en renvoyant un gros chèque obtenu grâce au "bouclier fiscal" !

   Si nous désespérions Bettencourt, ne nous resterait-il pour égayer nos vacances en famille, pour lire le feuilleton estival, qui est une aubaine pour les journaux, pour donner du travail à des avocats qui demeureraient oisifs..?

   Alors, encore un effort, réenchantons le monde et donnons nous de l'espoir, en admirant madame Bettencourt..!

Écrit par cat le Lundi 19 juillet 2010
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Débat : quel statut pour la Catalogne?

* article publié par " La Sociale ", le vendredi 16/07/2010 •

L’ont-ils fait sur ordre ou, pire, naturellement ? Toujours est-il, tous les commentateurs de la télé française ont, le 12 juillet, répété que la victoire de l’Espagne en Afrique du Sud était de nature à mieux unifier le pays, alors que le samedi 10 juillet, la ville de Barcelone connaissait une des manifestations les plus historiques de ces quarante dernières années… en faveur de « l’indépendance » ! Voyons les faits.

Depuis 2006, après des tractations sans fin, un nouveau statut d’autonomie est mis en route pour la Catalogne, statut approuvé par référendum. Il restait à la Cour constitutionnelle de le valider. Or le 9 juillet 2010 le statut est largement amendé, ce qui ne pouvait que faciliter la mobilisation prévue pour le lendemain. Une manifestation pour « l’indépendance » ?

   Dans l’histoire des 11 septembre, Vazquez Montalban n’oubliait jamais le 11 septembre 1977 à Barcelone, une manif qui joua un rôle majeur dans la transition à la démocratie. La manifestation du 10 juillet fut plus massive encore, et a surtout révélé une coupure entre la classe politique pour qui le mot d’ordre était : « tout le statut », et les manifestants décidés à dépasser l’ère du statut avec ce panneau : U.E 27 STATES + Catalonia = 28.

   Le thème officiel était le suivant : « Nous sommes une nation, nous décidons ». Or un des amendements de la Cour Constitutionnelle portait sur la définition de la nation, terme qui reste dans le préambule du Statut, mais doté seulement d’une signification idéologique, culturelle ou historique car « la Constitution ne connaît pas d’autre nation que la nation espagnole. » La Catalogne ne peut prétendre à un drapeau national ni à un hymne national.

   La colère populaire fut telle que le président socialiste de la Généralité qui pensait limiter les débordements a été entouré de drapeaux indépendantistes et de cris de botifler (traître).

Se voiler la face ?

De la Belgique, à l’Italie en passant par la Catalogne, nous vérifions chaque jour l’avancée des forces « régionalistes » qui ont su entraîner avec elles une part importante du peuple. En France, les maîtres essaient de se voiler la face peut-être par crainte de la contagion, peut-être par ignorance, peut-être par tradition. Or le phénomène, tout en ayant des particularités propres porte en lui une tonalité commune. Des riches qui disent ne plus vouloir payer pour les pauvres ; des malins qui s’appuient sur un souci de démocratie à la base pour se défaire de la démocratie ; des petits qui veulent faire sécession tout en revendiquant les retrouvailles dans l’U.E. ; des mouvements interclassistes trop heureux d’unir les pauvres et les riches de chez eux, contre les pauvres de partout…

   Ce ver, qui ronge les fruits de l’histoire, ressemble paradoxalement à celui qui élimina la Yougoslavie, l’URSS, la Tchécoslovaquie. Je dis paradoxalement car nous étions dans deux systèmes considérés comme opposés !

Bref, il s’agit de saisir le sens de cette évolution si chère au capitalisme d’aujourd’hui.

La Catalogne mieux que le Pays basque ?

   Jusqu’à présent la Catalogne savait élever la voix tout en prônant la modération. Le parti catalaniste centriste (CiU) comme le parti socialiste qui lui succéda à la direction de la région joua à la fois la carte locale et la carte espagnole. Or les commentateurs espagnols reconnaissent dans l’ensemble que dorénavant rien ne va continuer de même. Bien sûr, ceux liés à la droite et au PP, ont justement donné la consigne de surévaluer les résultats du Mundial, or ils devraient savoir en la matière que la France Blanc, Black, Beur de 1998 se retrouva avec Le Pen au deuxième tour de 2002 ! En Europe, rien n’est plus ridicule qu’un résultat sportif pour tirer des plans sur la comète.


   Les points de désaccord avec la Cour Constitutionnelle concernent les compétences, les finances, l’exercice de la justice et la langue. Alors qu’au Pays Basque les violences de l’E.T.A. bloquent les évolutions, en Catalogne le souci d’indépendance marque des points pacifiquement !


Vers quelle Europe ?


Tout le monde comprend que derrière de telles discussions, de telles évolutions, se profile une conception de l’Europe, et qu’en conséquence la division programmée de la Belgique n’est pas une affaire belge, pas plus que les foules de Barcelone qui, cette fois, ont chanté tous les couplets de la chanson fétiche Segadors (en 1977 les gens en connaissent seulement le premier), n’est une affaire espagnole. D’où l’importance de bien informer sur le sujet dans un pays crucial qu’est la France. Les maîtres pratiquent les politiques du fait accompli aussi j’ai la sensation que nous nous réveillerons dans une Europe des régions sans y prendre garde, sans y avoir réfléchi, sans en mesurer les travers pour les luttes démocratiques, sans chercher à proposer une alternative à ce capitalisme féodal.

(C)  Jean-Paul Damaggio

Écrit par cat le Lundi 19 juillet 2010
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Théâtre à Collioure 2010:Molière, Matisse

 

Eté 66 Du 24/07/2010 au 09/08/2010, au Château Royal de Collioure

Producteur Délégué : Compagnie du Boramar
Directeur Artistique : Fabrice Eberhard
En partenariat avec la ville de Collioure
Grâce à l'intervention du Conseil Général, les tarifs proposés durant le Festival de théâtre ont pu être allégés sans incidence sur la qualité des représentations !

Téléchargez le programme complet du festival Eté 66

Le VIIème Festival de Collioure propose cette année une série de 13 représentations :

* "Le tartuffe" de Molière, par la compagnie du Boramar

Orgon, qui voit en Tartuffe un « saint homme », l’installe chez lui et l’impose à sa famille comme maître à penser et redresseur de tort. Tartuffe, libertin, hypocrite, se réfère à tout instant au ciel pour arriver à ses fins, parlant tantôt comme un janséniste prêchant l’austérité, et tantôt comme un jésuite, cherchant avec le ciel des accommodements.
Orgon aveuglé par sa passion donne sa fille et sa fortune à Tartuffe qui entreprend aussi de séduire Elmire, sa femme…
Querelles, affrontements, supplications, fils chassé de la maison et déshérité…on écoute aux portes, on se cache sous la table, un huissier vient saisir les meubles et mettre tout le monde dehors, un exempt fait intervenir la force publique, le train mené dans la maison est infernal, et l’on oscille entre la tragédie et la farce…

*Samedis 24, 31 juillet et 7 août _ Dimanches 25 juillet et 1er et 8 août - Lundis 26 juillet et 2 et 9 août

Tarif adulte : 10€/Tarif réduit : 8€/ Tarif enfant - 12 ans : 5€

** "Histoire du fauvisme ) Collioure, Henri Matisse raconte ..."

Lecture interprétée par Fabrice Eberhard / Accompagnement au piano par Nathalie Juchors / Musique de Daniel Tosi
Ce spectacle est une libre adaptation du livre « Moi, Matisse à Collioure » de Jean-Pierre Bonnel.  -  
Mardi 27 juillet et 3 août

 

*** "Le Sicilien ou l'amour peintre" de Molière par la Ben Compagnie


Cette comédie ballet, si peu connue et si peu jouée sent bon les tréteaux et la farce-musicale !
Distribution :
Michaël Amiar dans le rôle de Dom Pèdre
Julien Lemore dans le rôle d'Adraste

Kamel Loukkas dans les rôles de Hali et Zaide
Clotilde Viney dans le rôle d'Isidore - Musiciens : Benjamin Kerautret et Valentin ou Emilie Delpy

 . Vendredis 30 juillet et 6 août - Tarif plein : 8€ - Tarif réduit et enfant - 12 ans : 5€ - 

 

 

eberhardfabrice, clip.jpg Fabrice Eberhard.     Moi, Matisse à Collioure, de Jean-Pierre Bonnel (17 euros)

Écrit par cat le Dimanche 18 juillet 2010
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Cerbère, la culture sans frontière-Elne, le catalan pour tous

* Samedi 24 juillet De 17 h à 20 h – Les Samedis Littéraires de la DORADE avec Lucas DANEMINE - «Les oubliés de Paulilles» et «Bunker solitude à Port-Vendres» 

* Samedi 31 juillet De 17 h à 20 h – Les Samedis Littéraires de la DORADE avec  Jean-René AUGER, La petite fille assassinée.

 

** Catalan Pour Tous 

Objet : Iniciació al català a Elna · Initiation au catalan à Elne

Del dilluns 19 al divendres 23 de juliol, de les 9 a les 12h30, a la sala de l'escola de música d'Elna (Avinguda de les Alberes), podreu seguir un curs interactiu d'una setmana que permet, en aproximadament 20 hores, de conèixer les bases i els mecanismes de la llengua catalana! 

Inscripció: 04 68 55 94 42 / 06 68 78 24 04 / jean.iglesis@wanadoo.fr


*** De lundi 19 à vendredi 23 juillet, de 9 à 12h30, à la salle de l'école de musique d'Elne (Avenue des Albères), vous pourrez suivre un cours interactif d'une semaine qui permet, en environ 20 heures, de connaitre les bases et les mécanismes de la langue catalane !

Inscription : 04 68 55 94 42 / 06 68 78 24 04 / jean.iglesis@wanadoo.fr


****  Per què no pas aprofitar l'estiu per posar-vos al català?

Pourquoi ne pas profiter de l'été pour vous mettre au catalan ?


Podria ser una bona ocasió! Al nostre lloc web http://www.catalanpourtous.cat trapareu tots els recursos que necessitareu per aprendre el català per internet! Vos aconsellem en particular d'inscriure-us i seguir els cursos del web PARLA.CAT (http://www.parla.cat/pres_catalaenlinia/AppPHP/login/index.php?lang=fr) per aprendre el català "estàndard" i de completar-lo amb les característiques del català de casa nostra que podeu consultar aquí: http://sites.google.com/site/catalanpourtous/el-catala-rossellones-le-catalan-roussillonais. I per què no inscriure-us a un curs del vespre de català a la reentrada? Us informarem del que es posarà en plaça al setembre!

Cela pourrait être une bonne occasion ! Vous trouverez sur notre site internet http://www.catalanpourtous.cat toutes les ressources dont vous aurez besoin pour apprendre le catalan sur internet ! Nous vous conseillons notamment de vous inscrire et de suivre les cours du site PARLA.CAT (http://www.parla.cat/pres_catalaenlinia/AppPHP/login/index.php?lang=fr) pour apprendre le catalan "standard" et de le compléter par les caractéristiques du catalan de chez nous que vous pouvez consulter ici : http://sites.google.com/site/catalanpourtous/el-catala-rossellones-le-catalan-roussillonais. Et pourquoi ne pas vous inscrire dans un cours du soir de catalan à la rentrée ? Nous vous informerons de ce qui se mettra en place en septembre !

Écrit par cat le Samedi 17 juillet 2010
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Pujadas, le journaliste franco-catalan "le plus servile"

David Pujadas est né à Barcelone, le 2.12.1964, de père catalan et de mère française.

* Article du site www.leplanB.org   - Samedi 3 juillet 2010

   Le 30 juin 2010 vers 21 h 30, alors que le présentateur du journal télévisé de France 2 David Pujadas quittait les bureaux de France Télévisions, une délégation l’attend sur le trottoir pour lui remettre le trophée le plus convoité du Parti de la presse et de l’argent (PPA) : la Laisse d’or.

   L’objet, composé d’un collier en métal robuste et d’une lanière en cuir véritable, avait été acheté le jour même dans une quincaillerie parisienne et enduit d’une fine mais alléchante couche de peinture dorée. Une boîte de cirage, une brosse et un plumeau multicolore doté, selon son fabricant, du pouvoir d’« attirer la poussière » complétaient la panoplie.

   En décernant ce kit au présentateur du « 20 heures » de France 2, les organisateurs entendaient récompenser le « journaliste le plus servile », comme ils l’ont expliqué au Plan B, qui passait par là. Selon eux, Pujadas mérite la Laisse d’or pour son amour des euros (12 000 euros de salaire mensuel), sa haine des syndicalistes [1] et son dévouement pour les puissants, réaffirmé récemment dans le film culte de Denis Jeambar, Huit journalistes en colère (Arte, 9.2.10), qui le montrait fustigeant la surmédiatisation des humbles : « Le journalisme des bons sentiments, c’est aussi une bien-pensance. C’est l’idée que, par définition, le faible a toujours raison contre le fort, le salarié contre l’entreprise, l’administré contre l’État, le pays pauvre contre le pays riche, la liberté individuelle contre la morale collective. En fait, c’est une sorte de dérive mal digérée de la défense de la veuve et de l’orphelin. »

   La cérémonie fut brève mais solennelle. Au moment où le journaliste « en colère » s’apprête à enfourcher son scooter, le comité des fêtes surgit d’un arrêt de bus pour l’acclamer, le couvrir de confettis et lui enrouler sa laisse autour du cou (qu’il a fort bas). Le récipiendaire ne cache pas son émotion, laquelle redouble lorsque ses hôtes entreprennent de dorer intégralement son scooter en le vaporisant de peinture aérosol. « Vive le laquais du Siècle ! Vive le roi des laquais ! », exulte la foule en liesse, cependant que la monture du présentateur se métamorphose en carrosse royal (voir photo).

   Sans doute intimidé par cette profusion d’hommages, et soucieux manifestement d’y convier les vigiles, David Pujadas prend alors ses jambes à son cou pour s’engouffrer dans l’immeuble de France Télévisions, où le sas de sécurité le retient une bonne trentaine de secondes, le temps pour l’assistance de se disperser dans la bonne humeur. On le verra ensuite donner l’ordre aux vigiles de recouvrir la selle plaquée or de son carrosse d’une bâche en plastique. Après quoi il grimpera dessus et quittera fièrement les lieux dans une explosion de dorures et de vrombissements.

   David Pujadas n’a pas souhaité donner plus de retentissement à son embouffonnage. Mais que le public se rassure : les images de la scène figureront dans le prochain film de Pierre Carles…

Note : [1] Exprimée notamment lors de son interview en direct de Xavier Mathieu, le porte-parole CGT des grévistes de l’usine Continental de Clairoix, le 21 avril 2009. Lire à ce propos « Des journaux télévisés face aux “violences” des salariés » sur le site d’Acrimed, http://www.acrimed.org/article3132.html

 

Écrit par cat le Vendredi 16 juillet 2010
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Carles Santos, Bach et la pantera imperial

 Un des plus grands musiciens et metteurs en scène catalans d'aujourd'hui, Carles Santos vient de jouer "La Pantera imperial' aux nuits de Fourvière, à Lyon. Créée à Francfort, en 1997, puis jouée à Castell de Perelada (près de Figueres, Catalogne) et au théâtre de l'Oéon, cette pièce-spectacle entame une tournée estivale 2010, soutenue par l'institut Ramon Llull, établissement culturel financé par la Generalitat de Catalogne : 7 août 2010, 20 h, Iglesia de Mas de Barberans (Tarragona), Concierto de piano. - Octobre 2010, Piturrino fa de music de Dresde (Allemagne) - Decembre 2010, Piturrino fa de music à Reims...

 

   * Artiste protéiforme, Santos fut un opposant intransigeant au franquisme; ses actions et happenings furent toujours de l'ordre artistique et ...insolites : descendre les ramblas de Barcelone en piano roulant, avec une fille nue dessus, par exemple. Ou un récital en haute mer...

220px-Carles-santos-profil.jpg Carles Santos Ventura est  né le 1er juillet 1940 à Vinaròs, près du Delta de l'Ebre (Catalogne)

Il commence à étudier la musique très jeune (à cinq ans déjà, il jouait du piano). Plus tard, il étudie au Conservatoire Supérieur de Musique du Liceu de Barcelone puis continue ses études à Paris. En 1968, il se rend aux États-Unis, où il découvre les musiques d'avant-garde comme celle de John Cage — dont l'œuvre influence beaucoup son style, et sa propre esthétique — qu'il a présentées comme interprète sur les scènes du monde entier.

Dans les années 1970, il fonde, avec Josep Maria Mestres Quadreny, le Grup Instrumental Català (GIC).

Tout au long de sa carrière, il a reçu diverses commandes spéciales, comme la musique du spectacle Concert Irregular, de Joan Brossa, pour la commémoration du 75e anniversaire de la naissance de Joan Miró. Également, il compose et dirige les fanfares des Cérémonies Olympiques de Barcelone 92; ainsi que la Fanfàrria per a 2001 músics pour l'inauguration de la Biennal de les Arts de València.

Il a reçu divers prix et récompenses, comme le Premi Nacional de Composició de la Generalitat de Catalunya de la Généralité de Catalogne (1990); le Premi Ciutat de Barcelona de la Música (1993); le Premi Ciutat de Barcelona a la Projecció Internacional (1996); la Creu Sant Jordi (1999), et divers prix MAX pour ses spectacles scéniques.

Discographie : 1977 Piano - Obres de Cowell, Cage, Webern, Stockhausen i Mestres-Quadreny (Edigsa) -1981 Voice Tracks - 1984 Pianotrack (Linterna Música) - 1986 Perturbación inesperada (Linterna Música) - 1988 Carles Santos: Piano (Grabaciones Accidentales) - 1989 Five Voices - Greetje Bijma/Shelley Hirsch/Anna Homler/David Moss/Carles Santos (Intakt Records) - 1991 Belmonte - Banda Simfònica de la Unió Musical de Llíria - Carles Santos (Virgin España) - 1992 Música para las Ceremonias Olímpicas Barcelona 92 - Fanfàrria de Cerimònies, Banda Simfònica de la Unió Musical de Llíria, Cor de València, Cor d’Asdrúbila, Orquestra Ciutat de Barcelona - Carles Santos (On The Rocks)

  • 1993 Promenade Concert: Música per a una acció original de Xavier Olivé. 20 d'Abril de 1993 (Fundació Joan Miró)
  • 1995 Himne del Segon Congrès Català de Cuina (K. Indústria Cultural)
  • 1995 La porca i vibràtica teclúria (Institut d’Edicions de la Diputació de Barcelona)
  • 1999 Un dit és un dit, CD inclós en el número 9 de la revista "Cave Canis", Barcelona 1999.
  • 2001 L'adéu de Lucrècia Borja (Universitat de València)
  • 2002 SAMA SAMARUCK SUCK SUCK (Ópera-Circ de Carles Santos) (K. Indústria Cultural)

Spectacles scéniques 

  • 1983 Beethoven, si tanco la tapa... què passa?
  • 1983 Té fina la fina petxina de Xina?
  • 1985 Arganchulla, Arganchulla Gallac
  • 1989 Tramuntana Tremens
  • 1991 La grenya de Pasqual Picanya
  • 1992 Asdrúbila
  • 1995 L'esplèndida vergonya del fet mal fet
  • 1996 Figasantos-fagotrop: missatge al contestador, soparem a les nou
  • 1996 La Pantera Imperial
  • 2000 Ricardo i Elena & El Barbero de Sevilla 

Écrit par cat le Jeudi 15 juillet 2010
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Jean-Pierre Pincemin à Céret

   Sa formation initiale l’amènera à travailler comme tourneur dans l’industrie mécanique de précision. Jean-Pierre Pincemin découvre la peinture par ses visites fréquentes au Musée du Louvre et décide de devenir critique d'art au milieu des années 1960.

Le galeriste Jean Fournier, qui avait une maison près de celle de ses parents, l'encourage à faire de la peinture.

Il réalise alors ses premières sculptures et peinture.

Entre 1962 et 1966, il multiplie les recherches, de l'abstraction lyrique à l'action painting.

En 1969, il organise avec Claude Viallat une exposition à l’École spéciale d’Architecture à Paris. Les artistes Louis Cane, Marc Devade, Daniel Dezeuze et Viallat participant à cette exposition sont le noyau du mouvement  ( pas école !) Supports/Surfaces, qu'il rejoint en 1971.

« Le mouvement Supports/Surfaces s'est attaché à énoncer les composants de "la peinture" : la toile, le plus souvent sans châssis, ses dimensions, la couleur et son étendue, le lieu et l'accrochage, pour en finir avec le tableau comme illusion d'un thème ou comme débauche sentimentale des états d'âme de l'artiste. "Peindre" ne signifie jamais "peindre quelque chose" (et surtout pas soi-même). C'est un travail sur la méthode. »

Jean-Pierre Pincemin expérimente l'utilisation de matériaux les plus divers : planches, tôles, grillages carrés de toile trempés dans la peinture (série des Palissades et des Portails).

En 1986, par différentes influences, il modifiera sa manière de peindre et sa conception de l’espace. Il réalise alors des sculptures polychromes à l'aide de morceaux de bois.

En 1995, à Liège, il figure la création du monde sur un plafond de 200 m2 à l'hospice du Balloir, en respectant à la lettre le récit biblique.

* Lire : Vanina Costa « Pincemin, la peinture malgré tout », dans "Beaux-Arts magazine" no 84, novembre 1990.

            ** au Mamoc (musée d'art moderne de Céret, tout l'été)


 

Écrit par cat le Mercredi 14 juillet 2010
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éditions Cap Béar : J.-Pierre Bonnel dédicace

    JP Bonnel présentera ses derniers livres, L'Infini de l'enfance, Le chemin ultime de Walter Benjamin et Rafales sur Cap Béar :

* le mercredi 14 juillet 2010, à la maison de la presse de Canet-village, de 9h30 à 12h30.

* les 24 et 25 juillet, au festival du livre de Font-romeu (au stand de Cap Béar).

* les 21 et 22 août, à Collioure, pour le festival "Un livre à la mer" (sur le port, au stand de Cap Béar) - Conférence au centre culturel, le 20 août, à 18h30, sur les représentations d'Ulysse et de L'Odyssée à travers la littérature et la peinture (avec Anaïs Bonnel, diplômée de l'Ecole du Louvre), entrée libre.

En outre, son ouvrage, "Moi, Matisse à Collioure" (Balzac éditeur, Québec et Baixas) est adapté par Fabrice Eberhart, au Château Royal de Collioure (musique de Daniel Tosi), le mardi 27 juillet, à 20 heures (8 et 4 euros), ainsi que le mardi 3 août (mêmes lieux, horaires, prix d'entrée)

***Venez nombreux..!

Écrit par cat le Mardi 13 juillet 2010
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Exposition de Francesca Caruana à Bages

Le musée CasaCarrère de Bages ( 66) expose les peintures et installations de Francesca Caruana - vernissage le  16 juillet à 18h30

 

“Corridor” est  une image de liens entre  intérieur et extérieur dans laquelle le monde végétal s’apprivoise les objets et  le monde humain s’unit à eux, par étirements, déformations, mimétisme… De cette hybridation apparaissent d’autres formes, d’autres point d’impact pour l’œil, d’autres possibles: un réel borderline.

 * voir aussi : « Appointments » au Musée Marcel Gili, Mas Génégals,66600 VINGRAU  (jusqu’au 15 septembre).

  *** Longtemps, cette étonnante bâtisse, implantée à Bages (66), a abrité le palais des Arts naïfs. Mais lors du décès de la directrice de ce musée, la maison Carrère a été contrainte de fermer. Après plusieurs années d’abandon, la municipalité de Bages s’est efforcée de réhabiliter cette demeure souhaitant en faire un lieu de culture. La maison Carrère, édifiée dans les années cinquante par François Carrère, un agriculteur du village, possède une architecture peu commune. Elle fut construite pierre par pierre, au rythme de l’imagination de son propriétaire. N’ayant pas respecté les règles d’urbanisation, ce dernier se vit refuser l’autorisation d’habitat. François Carrère mourut avant de pouvoir fouler le seuil de son palais.
Aujourd’hui, grâce à quelques irréductibles de la municipalité de Bages, les murs de la bâtisse exposent, chaque été, des tableaux d’artistes régionaux...

Écrit par cat le Mardi 13 juillet 2010
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Eloge de l'espadrille et de la vigatana-fête à St-Laurent de Cerdans

     DES ESPADRILLES FRANÇAISES  ! Née il y a plus d’un siècle en France, dans les Pyrénées, populaire, de la Catalogne au Pays basque, l’espadrille est une chaussure légère, en toile, dont la semelle est réalisée en corde de chanvre tressée. D’une certaine manière, on pourrait la considérer comme l’ancêtre de la tong ! Les deux chaussures se complètent :  l’espadrille est plutôt du matin ou du soir alors que la tong est la chaussure idéale pour les chaudes journées et les virées à la plage.

   L'espadrille continue en partie d’être produite en France, comme à Mauléon-Licharre, dans le Pays basque, considérée comme la ville d’origine et capitale de l’espadrille. Il faut compter 10-20€ pour une espadrille française de qualité. 

** à St Laurent de Cerdans : 2éme FETE DE L'ESPADRILLE, le 18 juillet- au programme : Grande Braderie des Toiles du Soleil
portes ouvertes et visite de la Fabrique d'espadrilles Création Catalane, ateliers de fabrication pour enfants,marché...

 * Notre entreprise, Création Catalane , est née en février 2008, d'une amitié, d'un passé familial au cœur de la fabrication sandalière, d'un rêve : celui de relancer et faire perdurer ce savoir faire artisanal.

Car c'est au XIX ème siècle, à St Laurent de Cerdans, qu'est née la formidable histoire de l'espadrille, l'histoire d'un artisanat ancestral devenu une industrie florissante qui a fait vivre toute une vallée pendant prés de cent ans.

Aujourd'hui, nous fabriquons des espadrilles catalanes, les « vigatanes » (prononcer « bigatanes »). Nous avons installé notre atelier dans une ancienne usine d'espadrilles que nous avons rénovée et mise aux normes.
C'est principalement avec les coloris harmonieux et actuels des « Toiles du Soleil » que nous travaillons, ce qui apporte une touche de modernité à nos créations tout en conservant le procédé de fabrication ancestral..

Laissez vous tenter par nos espadrilles, légères, confortables et colorées : Vos pieds ne vous seront que plus reconnaissants !!!

Céline et Cécile, Co-gérantes de la Sarl Création Catalane

 * Les vigatanes sont des espadrilles typiques à très longs lacets, montées à la main, faites de toile de coton et d'une semelle de chanvre. Portées par les Catalans dès la fin du XIXème siècle, les vigatanes sont devenues depuis, l'affirmation d'une identité. Elles sont aujourd'hui un accessoire de mode mixte, intemporel, facile à porter et surtout très confortables.

      ***" Les bigatanes ", ce sont des tatanes…. des sandales, des espadrilles en forme de cothurnes, avec des rubans qui montent haut sur le mollet.
Elles sont presque inusables et se plient à la forme de votre pied, conservant quand on les quitte les plis et les bosses de votre anatomie basique. Prêtes à être enfilées de nouveau pour vous emmener où bon vous semble, le pas sûr et décidé…
Si elles portent ce nom qui ressemble à mon patronyme, c’est parce que c’est un arrière–arrière–grand-père, peut-être encore plus arrière que çà, qui les a crées.
Dans les Pyrénées orientales, à " Prats de Mollo ", une " calle Bigata ", commémore l’inventeur qui a mis à la portée de toutes les bourses et de tous les marcheurs, la forme simple mais longuement étudiée, d’une sandale pour rendre la marche plus souple sur les chemins empierrés mais aussi pour donner des ailes aux jambes légères des danseurs de sardane..

*D. BIGA : Très fière de cet aïeul que je n’ai pas connu, je revendique sa filiation.
Oui il m’aurait bien plu ce bi-bisaïeul !
J’imagine son amour du travail bien fait. Son attention de tous les instants à la forme des pieds, ces fondements, ces bases sans lesquelles nous nous traînerions encore à 4 pattes…


*Danielle Bigata écrit pour ses lecteurs comme une vieille copine écrirait à ses amis. Bigatanes : carnets de voyage (20 euros, Fnac...) n'est pas seulement une suite de brefs récits – ou fragments – de voyages. L'auteur livre aussi des souvenirs d'enfance ou de jeunesse, lorsqu'elle peignait les stars du tout-Paris au début des années 1970. Tout le monde voyage aujourd'hui, mais tout le monde ne livre pas ses réflexions et le plaisir de ses rencontres au Laos, au Pérou, chez les bushmen du Kalahari ou autres lieux exotiques. Ses récits sont d'autant mieux venus qu'elle ne se fait pas donneuse de leçons. Que dit D.Bigata ? Qu'un voyage réussi n'est pas une somme de kilomètres ajoutée à de beaux paysages, mais plutôt la confrontation amicale avec des gens différents. Elle prend bien soin de préciser que des gens différents, on en rencontre aussi près de chez soi. Mais les « bigatanes » – ces espadrilles inventées par son grand-père – sont faites pour s'en servir et marcher. Elle sait donc se montrer aussi terre à terre que le Guide du routard. Sa vision du monde est celle d'une sexagénaire parfois un peu ingénue, mais enthousiaste, curieuse, drôle (« un ongle... est en train de tomber. Ça me fait de la peine de m'en séparer »), pas bégueule et, on le devine, généreuse (offrant ses dessins, envoyant des photos). Ses aventures et mésaventures serviront d'exemple, et d'arguments, à tous ceux qui veulent se lancer dans le voyage pas trop organisé, ceux qui ont des scrupules à passer pour des riches chez les peuples pauvres, ceux qui pensent que toute occasion de rapprocher l'humanité est bonne à prendre.

Écrit par cat le Lundi 12 juillet 2010
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Manifestation à Barcelone

  envoyé par Joan-Pere Pujol, Toulouse, 12 juillet, à 09:47


Catalogne. Manifestation monstre à Barcelone

Plusieurs dizaines de milliers de personnes hier dans les rues de Barcelone pour défendre la « nation » catalane.

Une foule immense, aux couleurs de la Catalogne, a déferlé hier dans les rues de Barcelone, derrière une bannière géante rayée jaune et rouge de 250 mètres carrés. Il ne s'agissait pas de foot mais bien de politique. 400 bus venus de toute la région ont grossi un cortège de plusieurs dizaines de milliers de personnes -certains médias évoquait le million de manifestants- composés de la quasi-totalité des syndicats ouvriers et des partis politiques à l'exception notable du Partido popular (droite). Prévu pour s'ébranler à 18 heures du Paseig de Gracia avant de rejoindre la plaça de Tetuan, au centre ville, la tête de la manifestation n'avait pas encore bougé à 19 heures, bloquée par l'affluence des participants arrivant de tous côtés. Une ambiance calme et festive, presque familiale, animée de ci, de là par des slogans nationalistes : « Visca Catalunya Lliure » (Vive la Catalogne libre). « Nous sommes une nation, nous décidons nous-mêmes ». Voilà en substance le message porté par les manifestants appelés à cette « démonstration de force et d'unité » par Omnium cultural, association pour la promotion de la langue et l'identité catalane, proche des indépendantistes. Motif de cette mobilisation massive : après quatre ans de tergiversation, le tribunal constitutionnel espagnol, l'équivalent de notre conseil constitutionnel, a retoqué l'Estatut catalan, sorte de constitution régionale parallèle, pourtant adopté par référendum en juin 2006, après consensus entre les socialistes et la coalition de centre droit. Le tribunal a notamment dénié le droit à la Catalogne de s'appeler « nation », ou encore que la langue catalane puisse être préférée au Castillan dans les actes administratifs et l'enseignement.


   En rendant vendredi sa décision sur l'Estatut, le tribunal constitutionnel a sans doute précipité encore davantage de manifestants dans les rues. Parmi eux, Gonzalo, 55 ans. À la tête d'une entreprise de maçonnerie, au chômage, Gonzalo est venu avec un groupe d'une quinzaine de personnes de la banlieue sud de Barcelone. Bob gris et embonpoint jovial, Gonzalo explique posément : « Madrid et le reste de l'Espagne ont trop fait de « cochonneries » à la Catalogne. Ici, on travaille plus qu'ailleurs en Espagne, on paie plus. Je veux qu'on soit indépendant du reste du pays. » Et quand on lui demande comment sortir de ce dialogue de sourds, Gonzalo rétorque qu'il faudrait commencer par changer la constitution espagnole elle-même : « C'est une constitution franquiste ». Quant au foot, Gonzalo, qui tient pour le Barça, consent à regarder la Roja, « car la moitié de l'équipe est d'ici ! Mais pas pour le drapeau. »

Écrit par cat le Lundi 12 juillet 2010
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